Dimanche 22 juin 2008
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00:48
Non il ne se souvient
plus
Du nom de la belle perdue,
Ce dont il se souvient
C’est qu’un vingt et un juin
Il était malheureux
Des larmes au fond des yeux,
Alors la belle affaire,
Le nom de la belle perdue…
« Couchez… » Ordonna-t-il.
Malgré que son chien semblait lui dire « Je préfèrerais ne pas… »
Jacques Séguéla à propos de Raymond Domenech : « Il a essayé le décalage, sans le talent d’un Gainsbourg et la provocation, sans le brio d’un
Coluche ».
Pour l’heure, monsieur Séguéla a essayé de penser sans réfléchir avec le brio d'une Roselyne Bachelot, de parler sans rien dire avec le talent d'un Xavier Bertrand
et pour finir a oublié de fermer sa gueule avec le panache d'une Rama Yade.
Par Didier Girard
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Samedi 21 juin 2008
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00:29
Parce qu’aujourd’hui c’est le
premier jour de l’été…
Je reprends après un hiver et un printemps d’absence.
« Je préfèrerais ne pas... » me dit ma
conscience.
Casse toi pauv’conne !
Ce matin ma femme toujours très en colère quand j’oublie de
sortir la poubelle m’a dit : « va au diable
», alors que je lui demandais si elle aurait l’obligeance de sortir le chien.
Je lui fis remarquer qu’il serait plus correct de dire va « chez » le
diable.
Casse toi pauv’con me répondit-elle.
De retour d’un long voyage de six mois, un hiver et un
printemps…
Il rentre chez lui.
« Coucou, c’est moi… »
Personne ne répond.
Sur la table toutes les cartes postales qu’il avait pris la précaution d’envoyer pour donner de ses
nouvelles !
Il ouvre la porte d’une pièce, puis d’une autre…
Rien, ni personne.
Je ne me souviens plus si j’étais parti en disant au-revoir ou adieu,
s’interrogea-t-il ?
Par Didier Girard
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Dimanche 16 décembre 2007
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02:13
Fumer tue, je veux bien mais finalement « je préfèrerais ne
pas »...
Groupe, il a dit groupe. D'habitude il dit resté groupé mais là il a simplement dit
groupe. Alors forcément on s'est dispersé. Encore que s'il avait dit groupe et ensuite restez groupé... Mais il a simplement dit groupe et lui-même s'est dispersé. Alors comment voulez vous qu'on
reste groupé... On s'est dispersé et ensuite comme une mère qui cherche ses petits, il a gueulé, je suis là. Mais c'était trop tard, il n'y avait plus de groupe. Tous dispersés dans la nature.
Enfin je dis dans la nature mais il fallait la voir la nature autour de nous... quelques arbrisseaux qui se battaient en duel... Eux aussi n'étaient plus en groupé. Quoique pour un duel il faut
être deux et deux s'est déjà un groupe. Mais là deux arbrisseaux qui se battaient en duel, ce n'était pas plus que nous un groupe puisqu'ils se s'affrontaient... en duel. Tout est
question de symbole et pas de nombre. Je veux dire que ce soit nous où les arbrisseaux, dans ce cas de figure, le groupe n'est plus un groupe mais deux groupes. Et à ce stade, deux groupes qui
auraient pu former un groupe, s'ils s'opposent en duel, ne sont plus un groupe... Peut-être de loin on aurait pu dire, tient là bas, il y a un groupe...
Mais groupe ou pas groupe, le nombre n'y fait rien, s'est suivant la
symbolisation...
Par Didier Girard
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Vendredi 14 décembre 2007
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00:05
Aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma compagne… Un livre ? Un disque ?
Un sac ? Des dessous ? Une montre ? Des fleurs ? Un chien ? Un abonnement à « Femmes Actuelles » ? Une croisière en Egypte ? Un peignoir ? Du
parfum ? Un aspirateur ? Deux maisons ? Trois ruines ? Une vache ? Quatre fossoyeurs ? Six huîtres ? Une lame de fond ? Une porte avec un paillasson ?
Deux frères dominicains ? Trois sauterelles ? Dix gouttes avant chaque repas ? Un buffet Henri II ? Deux buffets Henri III ? Trois buffets Henri IV ? Un paysage avec
beaucoup d’herbe dedans ? …
Non, finalement un raton laveur.
Mon voisin, monsieur M n’est pas raciste. Monsieur vit seul, sans chat. Il lui
arrive, en descendant chercher son courrier de sonner à ma porte pour me dire que la nuit dernière je me suis coucher tard. Monsieur M n’écoute rien cependant il entend tout. Monsieur M n’aime
pas la musique de jeune. Il n’écoute qu’RTL. Monsieur M ne s’ennuie pas, il réfléchit. Quand monsieur M sort son chien, il lui arrive à l’aide d’un sac en plastique de déplacer les déjections de
celui-ci, du trottoir dans le caniveau. Et pourtant monsieur M ne s’attendait pas à çà. Hier en ouvrant une petite boite en fer blanc, oubliée au fond d’un placard, il a découvert une lettre
où il était écrit : « Mon amour… »
« Je préfèrerais ne pas… » en conséquence de quoi je ne viendrai prendre
que le café.
Bernard C. à son ami Nicolas S donnant un dîner en l’honneur de la visite de
monsieur K.
Par Didier Girard
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Jeudi 13 décembre 2007
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13:44
Très tôt ce matin, décidé à piquer une tête avant que la plage ne soit bondée, je
suis descendu me baigner dans « La baie des Cochons »… un monde fou ! Cela reste, encore aujourd’hui, le lieu de villégiature préféré des maîtres de la
planète.
Monsieur le président,
Je vous écris une lettre
que vous lirez peut-être
si vous avez le temps…
Je viens de recevoir
mes papiers d’expulsions,
les flics, en position
sauter ou pas... à voir.
- C’est qui ?
- C’est Nicolas…
- C’est pourquoi ?
- J’ai un copain Libyen qui a quelques chameaux chez lui et qui voudrait leur faire
apprendre le violon.
- 1ère leçon… pissez dedans vous qui savez si bien vous moquer du
monde.
Par Didier Girard
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Dimanche 9 décembre 2007
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00:11
« Les Enfants de Don Quichotte » et « Droit au Logement »
portent plainte …
Une tente bédouin a été installée, ce jour, dans les jardins de l'hôtel Marigny
réservé aux hôtes de marque de l'Elysée. Les deux associations dénoncent le traitement de faveur accordé à certains « faibles » qui monétisent déjà leur statut de RTT (Ressortissant
Terroriste en Transit) et l’entrée prochaine en vigueur d’une loi dont le contenu, à ce jour, reste très flou..
Ce matin ma femme a défenestré mon cochon d’inde prenant ainsi ouvertement position
pour le Pakistan dans le conflit du Cachemire qui oppose ce dernier à la patrie de Gandhi. Je lui ai exprimé immédiatement mon indignation face à cet acte que je n’ai pas hésité à qualifier de
terroriste. Sa réponse, griffonnée sur un Post’it collé à la porte du frigo, a été sans appel « il est normal que les plus faibles aient recours, dans certains cas, au terrorisme ». Je
ne suis pas sûr que la normalisation de nos relations soit en bonne voie.
"Let it be, let it be, let it be, let it be, there will be an answer. Let it be".
Dans les deux cas énoncés ci-dessus “Je préfèrerais ne pas...”
Par Didier Girard
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Samedi 8 décembre 2007
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00:11
Johnny veut désormais se consacrer à l’écriture de ses
mémoires.
« Longtemps je me suis douché de bonne
heure… »
Lu sur Meetic (annonce sans photo)
Je jette mes chaussettes sales dans la panière adéquate, je fais les meilleures
pates à la bolognaise du monde, c’est mon copain Silvio qui me l’a dit (je suis même capable d'avoir plusieurs autres activités pendant que l'eau chauffe), je classe judicieusement les couverts
dans le lave-vaisselle, je fais, depuis peu, mon lit tous les matins (j'ai, cependant un peu de mal à mettre une housse de couette, je ne sais pas par quel bout commencer), j'aide, comme je peux,
mes mômes à faire leurs devoirs (quand je ne comprends pas un énoncé, je demande, en cachette, à Bernard, un pote qui à fait des études de médecine, de m’aider), je mange proprement et je sais me
tenir en société, je voyage beaucoup (gratuitement mais il ne faut pas le dire), je suis macho mais pas trop, romantique mais pas trop, je suis relativement grand mais pas trop...J’ai toujours un
problème avec mes vestes de costume ce qui me donne un tic. J’ai une très bonne situation avec un salaire qui a doublé quatre mois après être arrivé à mon poste. Je suis le Boss comme dit my
friend Georges, un ami américain.
Enfin, j’ai un très bel appartement de fonction, très central, rue du faubourg
saint Honoré avec un grand jardin...
Nicolas S.
Pastiche
Bartleby, réveille toi, ils sont devenus fous. « Je préfèrerais ne
pas… ».
Par Didier Girard
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Jeudi 6 décembre 2007
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00:29
« Je me souviens… » et finalement « Je préfèrerais ne pas… ».
Ce week-end, J’ai relu Perec et Melville. Ce matin j’ai annulé mon rendez vous chez mon psy.
Je me mets généralement peu en colère, ça n’intéresse personne et au premier chef,
pas mon chien. Si cela m’échappe, il me regarde interrogatif en oscillant la tête de droite à gauche. C’est d’autant plus irritant. D’ailleurs, j’ai remarqué que mon chien ne se met jamais en
colère. Je sais pourtant que les chiens n’ignorent pas la colère mais je suis sûr qu’ils la feignent. Pour eux, le meilleur moyen de la cacher est de l’enterrer, comme leur os. Pourquoi, croyez
vous, qu’ils grattent quelques fois frénétiquement la terre, là où ils savent pertinemment qu’ils n’ont caché aucuns reliefs ? J’ai bien observé mon chien et c’est ainsi que je l’ai
soupçonné de m’abuser. Car une fois son trou accompli et sa colère passée, il s’en est allé la queue frétillante. Hier, j’ai moi même tenté d’assouvir ma colère en grattant de mes ongles le fond
du jardin. Et ça, ma femme ne l’a pas supporté. Elle s’est mise en colère.
Le lendemain de la mort du mime Marceau, son agent recevait un télégramme de sa
part.
« Quel silence ici – stop – c’est l’enfer -
stop ».
Par Didier Girard
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Mercredi 5 décembre 2007
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/2007
00:13
Le père noël est une ordure… J’hésite… Le container à papiers cartons, le
verre recyclable… ? Non bien sûr. Les emballages plastiques évidement.
Mon psy m’a dit, l'autre jour, que j’avais du mal à vivre le présent. Si j’avais le
passé simple, je n'en serais pas là. J’ai vraisemblablement des difficultés à composer avec mon passé.
J’ai croisé, ce matin, un type allongé au milieu de la route qui avait pour projet
de se suicider. Alors que je persistais à le convaincre de se relever parce qu’il allait perdre la vie, il me répondit : « Monsieur vous me faite perdre mon
temps ».
Je dis qu’un jeune qui répond à un policier de la république « Je préfèrerais
ne pas… » quand celui-ci lui demande ses papiers, je dis, moi, que cela ressort de la voyoucratie.
Mr Sarkozy
Par Didier Girard
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Mardi 4 décembre 2007
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00:28
« Je préfèrerais ne pas… » ai-je répondu à ma femme qui m’interpellait
d’un « c’est à cet’heure ci qu’tu rentres ? » alors que je revenais complètement saoul à la maison.
Plus belle la vie (le meilleur est à venir)
A la terrasse du café « le
mistral »
- Tu sais quoi ?
- Non ?
Julie, discrètement à l’oreille de Samira
- Il parait que Maxime …
La caméra zoom arrière, on n’entend pas la
suite,
- C’est pas vrai ?
- Sur la tête de ma mère…
- Oh putain ça promet…
Fin de l’épisode, générique.
Pastiche :
« Je ne suis pas spécialement beau mais je suis un grand
boxeur. »
Mr Sarkozy... à bout de souffle ?
Par Didier Girard
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Lundi 3 décembre 2007
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/2007
13:15
Dans ce pays en grève, il n'y aura bientôt plus personne pour travailler. Pendant ce temps
les autres iront bosser. J’aimerai bien savoir qui sont ces autres ?
« Je préfèrerais ne pas… » 53% des français ont donné raison à Bartleby
.
Un jour Mr Sarkozy sort d’un supermarché et aperçoit un homme en train d’arracher les
quelques brins d’herbes qui poussent entre les plaques de bitume du parking où est garée sa voiture.
Mr Sarkozy lui demande :
« - Mais que faites vous là, mon bon ?
- je cueille de quoi nourrir ma famille, monsieur.
- Ne faites pas çà. Venez plutôt manger à la maison, j’ai quelques milliers de mètres
carrés de pelouse à tondre à l’Elysée.
Par Didier Girard
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